DISCOURS DU PRESIDENT DE L'UNION DE LA PRESSE HIPPIQUE

PRONONCE LE 8 FEVRIER A VINCENNES LORS DU DEJEUNER DE LA PRESSE
Cher président, chers confrères, chers amis, mesdames, messieurs,
Que s'est-il passé depuis le dernier déjeuner de la Presse de l'an passé à pareille époque. Comme vous pouvez le constater physiquement, le président de la Presse a changé. Qui dit nouveau président, dit nouveau bureau. Ainsi, je tiens à saluer et vous présenter la nouvelle équipe de l'Union de la Presse Hippique. A mes cotés, deux vice présidents, Bernard-Victor Barouch et Bernard de Croix, un trésorier, Claude Piersenti, une secrétaire, Catherine Frange et un président d'honneur, Guy de la Brosse. Notre groupement s'est egalement dotée de deux interlocuteurs auprès des sociétés de Courses. Pour le galop, Jean Lesbordes. Pour le trot, Patrick Lanabère.
Qui dit nouveau bureau, dit nouvelle impulsion. En effet, en l'espace d'une semestre seulement, les adhésions à l'Union ont augmentés de 86%, un blog a été créé, le partenariat avec la société de course de la Cote d'Azur concernant la restauration a été reconduit, des animations en partenariat avec le PMU ont été réalisées. 21 au total qui ont permis d'aller à la rencontre des turfistes. Des sorties conviviales, théâtrale ou cinématographique ont également permis de se retrouver. Enfin, l'Union est devenu le partenaire privilégié d'une lettre confidentielle, la tribune hippique dont le deuxième numéro est prévu la semaine prochaine. Un espace de liberté qui a longtemps inquiété et qui continue d'inquiéter, comme un galopeur fou, les instances dirigeantes. Un premier bilan encourageant que je suis fier de vous présenter, Monsieur le Président, à l'occasion de ce déjeuner de la presse même si je constate et déplore que l'ensemble des journalistes n'ait pas été cordialement invités. Que certains journalistes, membres de notre bureau notamment, soient écartés lors d'un repas de la presse, encore une fois, je le déplore mais que d'autres, journalistes ou photographes, qui sont pourtant présent tous les jours sur les hippodromes, soient systématiquement privés de leur droit le plus strict, celui de travailler, je le condamne. Je le condamne même fermement. Privé de conférence, notamment celle du Prix d'Amérique, la soit disant plus grande course de votre calendrier ou privé de dossier de presse, sincérement j'ai du mal à le comprendre. D'autant plus de mal à le comprendre que parmi ces indésirables figurent notre interlocuteur du trot. Un interlocuteur qui a poutant rencontré votre directeur technique et votre directrice de la communication lors d'une réunion dans vos locaux de la rue d'Astorg. A l'initiative de l'Union, cette rencontre a été des plus constructives puisqu'elle a permis de revenir sur le projet de modification de l'article 39 du code des courses. Votre directeur technique a souhaité que l'Union lui fasse parvenir sous 48 heures un courrier pour stopper cette ineptie consistant aux professionnels de driver contre
leur intérêt. Notre interlocuteur a répondu à cette demande et ce projet a été suspendu par le comité de la SECF que vous présidez. A notre grande satisfaction. En revanche, nous sommes toujours dans l'attente d'une réponse officielle de votre part concernant la suppression de cet article. Durant cette réunion constructive, plusieurs sujets ont également été évoqués comme l'amélioration des salles de presse ou de votre site internet ainsi que le respect de l'horaire pour la déclaration des partants notamment pour les courses de trot disputées en province.
Evidemment, j'ai conscience que nous sommes à l'heure actuelle, en pleine période électorale et que fidèles aux traditions, c'est la grande valse des promesses, des promesses non tenues.
Mis a part, l'installation des bornes Wi-fi, le reste de nos doléances est resté lettre morte. Peut-être que ce déjeuner permettra de relancer les différents dossiers restés problablement bien au chaud dans vos tiroirs. Car a l'heure actuelle, les derniers chiffres communiqués sont désastreux : - 11,7% pour le Prix d'Amérique, - 2,6 en janvier pour le PMU. Devant ces chiffres catastrophiques, on ne peut pas dire que vous êtes, en ce moment, touché par la grâce. Alors, il serait bon, que la presse hippique, qui a longtemps, trop longtemps, été écartée, ignorée soit un peu plus respectée et écoutée, ce que nous souhaitons et qui s'exprime dans une motion votée à l'unanimité en ces termes lors de notre récente réunion « Autant il est compréhensible que la société du Cheval Français invite qui bon lui semble à sa table, autant il est inadmissible que la société mère du trot, refuse de communiquer à un journaliste quel qu'il soit. Cette privation d'information a pourtant été constatée. Une attitude que nous condamnons fermement et qui si elle se reproduisait, nous ammenerait à des prises de positions publiques beaucoup plus fermes.»
Cette année, je peux vous assurer, cher Président, que l'Union continuera à vous surprendre en créant de nouveaux concepts pour le bien de l'institution et la défense de notre profession. Ainsi, cette année, l'union se rapprochera de ces hommes et de ces femmes passionnés qui sont à la tête de différentes associations : le groupement des éleveurs, le syndicat des entraîneurs de trotteurs, un syndicat dynamique qui effectue chaque année un travail remarquable. N'oublions pas non plus, le syndicat des propriétaires des trotteurs qui a organisé une soirée conviviale le mois dernier à la mairie de Vincennes, à en croire le compte rendu publié dans Paris-Turf.
Si la presse et notamment l'Union peuvent leur permettre de se développer et de populariser le sport hippique, alors l'Union aura réussi l'une des ses missions. Pour celà, il nous fait l'appui de tous. Des sociétés de courses évidemment mais également des patrons de la presse hippique et généraliste, une presse qui connait malheureusement de grosses difficultés économiques. J'aimerais que l'Union soit soutenue par ceux qui dirigent les différents titres de presse en nous accordant dans leur colonne un espace relatant nos différentes actions. Certains d'entre-eux l'ont déjà compris en nous soutenant d'une manière remarquable. J'espère que d'autres suivront en revenant sur leur refus d'insérer nos communiqués et permettront ainsi à l'Union de la Presse Hippique de prospérer et d'intensifier ses actions. Et ce, pour le plus grand bien du sport hippique.