L'UPH reçoit le maire de Deauville

Publié le par uph

A quelques jours des grandes joutes de Deauville, L'Union de la Presse Hippique a recu, le 10 juillet, à l'Hôtel Hilton Arc de Triomphe, Philippe Augier, maire de Deauville.
Un tour de table qui a permis de relater plusieurs sujets d'actualité comme l'impact des courses sur la vie économique de Deauville, la charte des droits et des devoirs sur laquelle il travaille, l'ouverture du marché ainsi que le système Trakus.


De gauche à droite : Bernard Glass, Claude Piersanti, Pierre-Yves de la Perrière, Dominique Raffin, Fabien Cailler, Gérard Niort, Emmanuel Roussel, Philippe Augier, Jean Lesbordes, Stéphan Flourent et Dominique Savary.

Tout en rappelant que le champ de courses de Deauville a été créé en 1864, Philippe Augier a souligné l'importance du secteur hippique pour sa ville. Les courses, bien sur sans oublier les ventes de yearlings et le polo.
Rapidement internationalisé, le meeting d'août offre de belles retombées économiques puisque les propriétaires viennent facilement grâce à la vieilligature et l'offre touristique qu'offrent Deauville y compris les grands propriétaires notamment lors des ventes de yearlings.
Pour consolider sa notoriété, l'hippodrome a été rénové en 1995. A la tête d'un syndicat mixte qu'il préside, Philippe Augier a validé les travaux d'un montant de 35 millions de francs, une somme qui à l'époque a été trouvée en 3 mois seulement. Cette rénovation a rimé avec évolution puisqu'un meeting de 3 jours à vu le jour en octobre avant la création de la piste en sable fibré en 2001 et la création d'un nouveau meeting hivernal. 
Avec Pau, Deauville est l'une des rares ville à avoir compris l'intérêt d'investir dans les courses et Philippe Augier se dit surpris que d'autres municipalités n'investissent pas dans les hippodromes
Il souligne que Deauville est doté d'un centre permanent construit par la ville et loué aux professionnels. Celui ci abrite 300 chevaux à l'année et un projet d'extension de quelques boxes supplémentaires, une dizaine, est à l'étude pour l'an prochain.  



Sur l'ouverture du marché, le maire de Deauville déplore la perte de temps que sont les débats sur les jeux en ligne puisque pendant ce temps là, la concurrence s'organise en s'unissant notamment avec les grands médias.
Il souhaiterait une plus forte capacité à l'adaptation puisqu'il rappelle que la France est formidablement armée pour s'adapter à cette nouvelle donne.
En effet, la parfaite organisation de nos courses, le formidable outil que constitue son bras financier, le PMU avec son réseau de plus de 10.000 points de vente sont des atouts qui nous donnent une véritable force explique t-il. 
Les courses hippiques sont un produits très spécifiques par rapport aux autres sports et le mutuel est un outil remarquable. 
Malgré ses atouts, Philippe Augier déplore un manque de gouvernance adaptée. 
Si le PMU fonctionne comme une véritable entreprises, ce n'est pas encore le cas des sociétés de courses. 
Selon lui, le secteur hippique est formidablement armé à condition d'être adapté à la concurrence d'où inéluctablement, l'élargissement de l'offre. 
Il ne faut pas avoir peur d'élargir les secteurs de jeux, de construire des partenariats avec d'autres concurrents et de s'adosser avec les grands groupes de médias.




Le système Trakus


Pour rappel, Le 2 août dernier, l'hippodrome de Deauville inaugurait le système Trakus. Techniquement, une balise ultra-légère est insérée dans le tapis de selle du cheval et transmet, par ondes radio, la géolocalisation très précise du concurrent à des antennes réparties tout autour de l'hippodrome. Les données sont traitées directement afin de fournir toutes les informations utiles à la plate-forme centrale qui produit alors, en temps réel, des images de synthèse. En effet, pendant l'épreuve, un bandeau en bas de l'écran de contrôle donne, sous la forme de carrés de couleur portant les numéros des concurrents, la position exacte et en temps réel des chevaux les uns par rapport aux autres. Ce dispositif devait apporter un réel confort au parieur. Quant au joueur néophyte, qui n'a pas encore l'oeil, ce supplément d'images devait constituer une aide à l'apprentissage, un outil qui lui permettait de mieux profiter de la course...
Malheureusement, cette innovation qui a coûté plus de 500.000 euros à France-Galop est désormais dans la tourmente.
Pour Philippe Augier : "Il faut toujours explorer et expérimenter les nouvelles technologies. Mais, nous n'avons pas été au bout. Trakus a été utilisé au minima."
Entre les détracteurs qui stipulent que ce système habituent les gens au virtuel sans parler des commissaires qui ont peur que les turfistes voient trop de choses, Philippe Augier souhaite un débat sur le sujet tout en soulignant qu'on évolue encore dans un système associatif très fermé qui créé forcément des freins.  

La chartre de droits et des devoirs.

"Dans toutes les grandes fédérations sportives, chaque acteur a des droits et des devoirs. En France, en dehors du code des courses, il n'y a rien. Ce n'est pas admissible et concevable dans une activité comme la nôtre, qui, via la prise de paris, génère un chiffre d'affaires conséquent. Cela donne même des devoirs supplémentaires en matière d'information" précise Philippe Augier tout en rajoutant : "Vis à vis du parieur, il est anormal que certains entraîneurs puissent se permettre de ne donner aucune information sur les chevaux aux médias. Encore une fois, il faut évoluer notamment pour les grands Prix et les courses servant de support aux quintés."

"Edouard de Rothschild est déterminé"

Cette charte à laquelle Philippe Augier travaille en étroite collaboration avec les professionnels devrait voir le jour en début d'année prochaine : "Cette charte marche dans les deux sens et concerne également France-Galop qui, pour sa part, en interne, doit davantage informer et communiquer. 
Cette charte se fera sans modification du code en étant validée par le conseil d'administration de France-Galop. Edouard de Rothschild, président de France Galop est déterminé à la mettre en place. Après la codification des principes, il reste à travailler la graduation des sanctions." précise Philippe Augier.

Crédit photo : Scoopdyga.com

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Publié dans u.p.h

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